5 May
Ecolo | Chattez avec les candidats !
Invitez-vous dans le débat politique ! Chattez avec les candidats Ecolos en direct
Afin d’offrir un espace de dialogue supplémentaire entre les candidats et les citoyens, Ecolo organise un « chat électoral», tous les mercredis midis jusqu’au 7 juin.
Dès demain, les candidats Ecolo de chaque région vous donnent rendez-vous pour une séance de « chat » sur le site d’Ecolo.be. Chaque région sera ainsi représentée par deux candidats qui chatteront pendant une heure sur le site www.ecolo.be.
Vous avez des questions sur notre programme, nos candidats ? Connectez-vous, Isabelle Durant, Evelyne Huytebroeck, Bernard Wesphael, Emily Hoyos, Emmanuel Di Sabato, Marianne Saenen, Isabelle Meeraeghe, et d’autres candidats vous répondront en direct et sans tabous durant tout le mois de mai.
Source: Lökkhana Quaremme (Attachée de Presse Ecolo)


Ecrit par Gabriel le 05.05.09 à 8:29 pm
Bonjour,
Pourquoi ce parti refuse de répondre sur des questions simples comme, comment Ecolo va-t-il mener le combat en faveur du pouvoir d’achat quand ceux-ci prône la suppression du nucléaire “énergie qui coûte quand même 3,6 fois moins cher que celle produite par les éoliennes” ?
Qui va devoir supporter cette différence de 360 % ? (j’ai bien une idée, mais je ne préfère pas y penser)
Ensuite, si je lis les arguments de ceux-ci, comment peut-on remplacer les énergies fossiles avec une éolienne ? Je m’explique en Allemagne avec 38.000 éoliennes produisent 7% des énergies électriques et 93 % est produites par des centrales électriques aux charbons. En effet, il y a 20 ans les Ecolo dans l’opposition du gouvernement allemand avais demandé la suppression du nucléaire et avait de bonne foi décidée de favoriser l’implémentation de plusieurs milliers d’éoliennes. A ce jour cette expérience se révèle être un fiasco totale aussi bien d’un point de vue économique qu’écologique.
Poids écologique :
Pour un Kilowatt (75 % de la consommation de votre fer à repasser)
Le charbon émet 1177 g de CO2, 8.4g de SO2 et 4.2g de NOx
Le nucléaire émet 235g de CO2 1,68 de SO2 et 0,84 de NOx
Comment les écologistes peuvent-il demander la suppression d’un produit qui émet 500 % de
CO2 en moins, 500 % de SO2 en moins et 500 % NOx en moins ?
CO2 : Dioxyde de carbone bien connu et suffisamment médiatisé
SO2 : le SO2 est un gaz dense, incolore et toxique, son inhalation est fortement irritante et elle est l’une des causes principales des pluies acides.
NOx : abréviation utilisée dans le domaine de la chimie de la pollution et de la qualité de l’air. Elle regroupe principalement deux molécules gazeuses. Monoxyde d’azote et dioxyde d’azote, mais aussi le protoxyde d’azote l’un des plus puissants des gaz a effet de serre 296 fois plus important que le C02.
Poids économique (coût au MW/h) :
Pour les centrales (à/aux) :
• Gaz : 38,44 € MW/h
• Charbons : 27,78 € MW/h
• Nucléaire : 21,54 € MW/h
-Vous ajouterez 29€ MW/h au tarif ci-dessus pour la complémentarité des énergies éoliennes.
Mais alors, comme dirait un certain Monsieur Jean-Claude Defossé, le vert c’est de l’info ou intox ?
Gabriel KEVERS
Ecrit par Gabriel KEVERS le 05.05.09 à 8:29 pm
il y avait un article mais ou est-il passé !!!
Gabriel KEVERS
Ecrit par Baptiste le 05.05.09 à 8:29 pm
Ce n’est pas une information exacte d’affirmer qu’en Allemagne, les renouvelables produisent 7% de l’électricité et que 93% est produit au départ du charbon. En 2007, le « mix électricité » allemand se répartissait grosso modo comme suit : 12% pour le gaz naturel, 24% pour le charbon, 26% pour la lignite, 23% pour le nucléaire et 15% pour les renouvelables (toutes sources confondues)…
D’autre part, l’énergie nucléaire n’a pu se développer au cours des dernières décennies qu’en bénéficiant d’énormes subsides publics, notamment en matière de recherche. En Belgique, le coût relativement faible du nucléaire belge découle d’amortissements accélérés financés par les consommateurs, et ceux-ci et les entreprises continuent d’injecter chaque année des centaines de millions d’euros dans le nucléaire via des prélèvements sur le prix de l’électricité. Si l’on intégrait le coût du démantèlement, de la gestion des déchets durant des milliers d’années, des différentes mesures de sécurité externe et de la couverture des risques potentiels (aujourd’hui encore, aucun assureur n’ose couvrir la totalité des risques liés à une centrale nucléaire et la responsabilité civile maximale des opérateurs nucléaires est limitée à 700 millions d’euros, un montant loin d’être suffisant dans le cas où une véritable catastrophe nucléaire se produirait), l’électricité nucléaire serait tout sauf compétitive. D’ailleurs, selon le MIT (Massachusetts Institute of Technology), dans un marché libéralisé, l’énergie nucléaire n’est pas concurrentielle par rapport au charbon et au gaz.
Dans le contexte de libéralisation actuel au niveau européen, les prix l’électricité sont déterminés les coûts de production variables de la centrale de production marginale. Or, les centrales nucléaires sont techniquement incapables d’assurer la production de pointe, ou production marginale, et assurent donc la production de base. La production de pointe, ou marginale, est principalement assurée par des centrales au gaz. C’est donc sur base de la production d’électricité avec le gaz qu’est fixé le prix de gros ; il n’a rien à voir avec les coûts du nucléaire. Par ailleurs, le prix d’achat de l’électricité n’est qu’une des composantes du prix final de l’électricité. Il faut y ajouter le prix du transport, de la distribution et des taxes et redevances.
Ecolo ne propose pas de choisir entre le nucléaire et le charbon. La sortie de l’électricité nucléaire entre 2015 et 2025 est tout à fait compatible avec la diminution des émissions de gaz à effet de serre prévue par le protocole de Kyoto et au-delà Ecolo a publié en 2005 un scénario alternatif ambitieux, disponible sur http://www.etopia.be. Ce scénario établit la démonstration qu’assurer la production d’électricité en Belgique tout en respectant Kyoto est possible sans le nucléaire. Ce scénario va bien au-delà, puisqu’il permet d’atteindre un objectif de 30% de réduction d’émissions de CO2 à l’horizon 2030 (par rapport à 1990). Actuellement en cours de mise à jour, les adaptations montrent que les hypothèses initiales restent valables
Ecrit par Gabriel KEVERS le 05.05.09 à 8:29 pm
Bonjour,
Je vous lis bien, mais excusez-moi pour l’insistance, je vous confirme les 7% cité cf. groupe écolo allemand. pour ce qui est de votre argument “assurance” : l’estimation d’un accident grave a fait l’objet d’études européennes poussées. Le coût externe des mesures d’indemnisation est ainsi évalué à moins de 2% du coût de l’électricité nucléaire. Le système de réparation est organisé par des conventions internationales dont le souci est d’assurer une indemnisation rapide et sûre des victimes. Il est fondé sur des principes simples et dérogatoires au droit commun : la responsabilité de l’exploitant nucléaire peut être mise en cause même en l’absence de toute faute de sa part et les contentieux sont rassemblés sous une même juridiction, le tribunal de l’État de l’installation. Les montants de responsabilité incombant à l’exploitant nucléaire, vont par ailleurs être prochainement portés d’un plafond de 91 millions d’euros à un plancher de 700 millions d’euros.
Pour ce qui est de la production d’électricité par le Gaz, comme vous le dite si bien le cout du transport et à mettre en cause, mais sachez que 30% de gaz est irrémédiablement perdu dans les oléoducs.
Je suis étonné aussi que vos mettez le prix en avant plutôt que la pollution émise par le charbon et les quelques milliers de tonnes de bêton et d’aciers pour produire 4 mega-watt d’électricité.
pouvez-vous donner le prix d’une éolienne qui produit 3,5 méga-watt ainsi que son poids écologique sur une durée de 10 ans ? fait le même exercice pour une central nucléaire au prorata des watts produit !!! vous serez alors probablement le premier écologiste convaincu. Ceci-dit je vous rejoins sur la sécurité, mais il faut aussi mettre en avant le nombre de décès dû à la production des énergies, vous verrez aussi que le nucléaire est loin du derrière charbon.